15 ans du programme Sakura - Quels impacts du réchauffement climatique sur l’agriculture en Afrique de l’Ouest ? [ja]

Collaboration entre le Laboratoire d’océanographie et du climat (LOCEAN) de l’Université Pierre et Marie-Curie en France et l’Institut pour les sciences agro-environnementales de la National Agriculture and Food Research Organization (NARO) au Japon, de 2017 à 2018.

Interview du responsable français, M. Benjamin Sultan de l’Université Pierre et Marie Curie et du responsable japonais, M. Iizumi Toshichika de la National Agriculture and Food Research Organization (NARO).

Pourriez-vous décrire en quelques mots la thématique de votre projet ?

Le projet s’intéresse à l’Afrique de l’Ouest, une région particulièrement vulnérable aux aléas climatiques et fréquemment exposée aux crises alimentaires. A travers la modélisation, nous avons pu démontrer que les activités anthropiques ont induit un fort réchauffement dans la région qui a eu des conséquences néfastes sur les rendements des cultures.

Quelle est la plus-value d’une collaboration franco-japonaise dans le cadre du programme SAKURA, pour votre thématique scientifique ?

La collaboration franco-japonaise a été un enrichissement mutuel. Du côté français, nous avons apporté notre expertise, nos données et outils développées sur l’Afrique de l’Ouest. Du côté japonais, la National Agriculture and Food Research Organization (NARO) a mis à disposition de grand ensemble de simulations climatiques ainsi qu’un modèle agronomique qui a été adapté spécifiquement sur l’Afrique de l’Ouest grâce à la contribution française. L’étude que l’on a menée n’aurait sans doute pas été possible sans cette collaboration.

Quelles opportunités/retombés scientifiques et/ou académiques attendez-vous à l’issue de ce projet ?

Les résultats de l’étude viennent d’être soumis à une revue scientifique internationale. De nombreuses perspectives en termes de recherche peuvent déboucher de cette première étude en particulier sur l’attribution des événements extrêmes au réchauffement climatique qui est un sujet crucial pour l’adaptation au changement climatique. Des échanges d’étudiants ou de chercheurs seraient une bonne opportunité pour mener à bien ces perspectives. Une conférence franco-japonaise sur la thématique du réchauffement climatique et ses conséquences pour l’agriculture en 2020 pourrait aider à structurer un réseau scientifique autour de ces questions.

Recommanderiez-vous le PHC SAKURA aux chercheurs souhaitant développer leurs collaborations avec le Japon ?

L’expérience a été très enrichissante pour l’équipe française. Cela a permis d’acquérir de nouveaux outils, d’exploiter de nombreuses simulations réalisées sur des supercalculateurs japonais et d’obtenir des résultats probants pour des publications. Le déroulement du projet sur deux ans est un bon format pour structurer les activités et la partie logistique assurée par Campus France a été très bien réalisée.

PNG

À propos du partenariat Sakura

Le partenariat Sakura, soutenu par les ministères de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) en France et par la JSPS (Japan Society for Promotion of Science) au Japon, vise à favoriser de nouvelles coopérations entre jeunes chercheurs et à développer les échanges scientifiques et techniques de haute qualité entre les universités et les institutions de recherche des deux pays.

Pour plus d’informations sur le programme Sakura

dernière modification le 13/02/2019

haut de la page