Appel de Christchurch pour supprimer les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne [ja]

Le président de la République, Emmanuel Macron, et la Première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, ont mobilisé un groupe de chefs d’État et de gouvernement, d’organisations internationales, de dirigeants d’entreprises et d’organisations du numérique, pour agir contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne, et mettre fin à l’instrumentalisation de l’Internet par les acteurs terroristes.

À travers l’Appel de Christchurch – du nom de la ville néo-zélandaise dans laquelle 51 personnes de la communauté musulmane ont trouvé la mort lors des attentats terroristes diffusés en direct sur Internet le 15 mars dernier –, 10 chefs d’État, de gouvernement et d’organisations internationales, ainsi que des acteurs majeurs du secteur du numérique s’engagent à mener une action collective, en lien avec la société civile, pour éliminer ces contenus en ligne.

L’Appel de Christchurch est un plan d’action qui engage gouvernements, organisations internationales et acteurs de l’Internet à prendre une série de mesures, notamment : développer des outils pour prévenir le téléchargement de contenus terroristes et extrémistes violents ; lutter contre les causes de l’extrémisme violent ; améliorer la transparence dans la détection et le retrait de contenus ; et veiller à ce que les algorithmes conçus et utilisés par les entreprises n’orientent pas les utilisateurs vers des contenus extrémistes violents, afin d’en réduire la viralité.

« Nous pouvons être fiers de ce que nous avons commencé aujourd’hui avec l’Appel de Christchurch. Nous avons pris des mesures concrètes afin d’empêcher qu’un drame comme celui de Christchurch ne se reproduise. L’attentat terroriste du 15 mars a choqué, notamment par son instrumentalisation des réseaux sociaux. Avec l’appel de Christchurch, nous avons adopté une approche unique pour résoudre ce problème. » a déclaré Jacinda Ardern.

Pour la première fois, les gouvernements, les organisations internationales, les entreprises et organisations du numérique se sont accordés sur un ensemble de mesures et sur une collaboration de longue durée afin de rendre Internet plus sûr.

Le travail accompli aujourd’hui n’est que le premier pas vers un objectif commun d’élimination des contenus terroristes en ligne. Mais les mesures prises pour y parvenir ne se limitent pas à ce qui a été fait aujourd’hui : il a été convenu de poursuivre le travail collaboratif afin d’améliorer la sécurité collective.

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L’Appel prend en compte le fait que l’action de régulation des États, à elle seule, ne suffira pas pour résoudre le problème. Il est nécessaire de faire appel à la créativité et au savoir-faire technique des entreprises et organisations de l’Internet pour trouver des solutions, tout en veillant au respect de la liberté d’Internet et en préservant les actions bénéfiques de ce dernier.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a déclaré :

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La Première Ministre, Jacinda Ardern, a déclaré :

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La Nouvelle-Zélande et la France porteront l’Appel de Christchurch auprès d’autres pays et entreprises et feront progresser ces objectifs dans d’autres enceintes internationales. Nous nous réunirons à nouveau cette année, lors du segment de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, où nous espérons que des progrès significatifs auront été réalisés dans ce domaine.

L’Appel a été adopté par la France, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Irlande, la Jordanie, la Norvège, le Royaume-Uni, le Sénégal, l’Indonésie, la Commission européenne ainsi que par Amazon, Facebook, Google, Microsoft, Qwant, Twitter, Youtube et DailyMotion. D’autres pays dont l’Australie, l’Allemagne, l’Inde, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suède ont également apporté leur soutien à l’Appel.

La liste des soutiens est disponible sur le site www.AppeldeChristchurch.com

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dernière modification le 17/05/2019

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