Cérémonie du souvenir et de commémoration du 11 novembre 1918

La cérémonie du souvenir et de commémoration du 11 novembre 1918 s’est tenue à la résidence de France et au cimetière des étrangers de Yokohama en présence de M. Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon.

© Ambassade de France au Japon
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Discours de l’ambassadeur (Tokyo, 11 novembre 2019)

Chers amis,
Mes chers compatriotes,

Comme chaque 11 novembre, nous sommes réunis à la résidence de France pour nous souvenir de la fin de la Première guerre mondiale et célébrer la paix retrouvée. L’année dernière, cent ans après, alors que le Président de la République s’apprêtait à accueillir la première édition du forum de Paris pour la paix, ici à Tokyo, nous rendions hommage à la réconciliation franco-allemande et à la construction d’une Europe plus unie, ce projet qui repose, ne l’oublions jamais, sur une aspiration profonde à la paix. Cette capacité à tourner la page des divisions passées à partir d’un travail sincère sur la mémoire, nous sommes bien placés dans cette région, pour en mesurer la valeur et la force.

Le 11 novembre est aussi l’occasion d’exprimer notre respect à ceux qui n’hésitent pas à faire l’ultime sacrifice pour protéger la Nation. Sur le territoire national, contre la menace terroriste persistante, comme aux quatre coins du monde, nos armées accomplissent cette mission sacrée au service de tous les Français et de la paix. Il y a quelques jours, le Brigadier-Chef Ronan Pointeau, qui venait de fêter ses 24 ans, est mort pour la France au Mali. En ce jour de souvenir, nos pensées vont à ce soldat, à sa famille, à ses proches et à ses camarades. Aujourd’hui même à Paris, le Chef de l’État inaugurera le monument aux morts pour la France en opérations extérieures. Ce mémorial, situé dans le parc André Citroën, portera les noms des 549 militaires morts depuis 1963, au Liban, en ex-Yougoslavie, en Afghanistan ou au Mali. Il exprimera pour toujours la reconnaissance de la Nation.

Mais, le 11 novembre permet encore de jeter un regard lucide sur le monde qui nous entoure. Or que voit-on ? Soudainement, les leçons du passé semblent s’estomper. En Asie du Nord-Est, la menace nucléaire nord-coréenne est plus vive que jamais et menace gravement la paix et la sécurité internationales. Au Moyen Orient, la remise en cause de l’accord sur le nucléaire iranien la reprise par l’Iran de sa course vers la prolifération mettent en danger une région qui fait face à un risque d’escalade. Au Sahel, malgré nos efforts, le terrorisme régresse, mais perdure. Au Nord de la Syrie, la lutte contre Daesh n’est pas achevée et, pourtant, la coalition internationale qui a contribué à faire reculer l’hydre islamiste est fragilisée. Partout, les doutes sur la solidité de l’engagement de notre plus proche allié, la résurgence des égoïsmes nationaux et l’illusion des murs comme remparts face aux défis globaux, dont il est pourtant clair que seul un surcroît de coopération internationale permettra de les relever plongent notre monde dans l’incertitude.

Face à cette situation, la France reste pleinement mobilisée. Tant qu’il y aura un espace, le Président de la République poursuivra ses efforts pour favoriser l’amorce d’un dialogue susceptible d’ouvrir la voie à une solution pérenne et globale au danger nucléaire iranien. En étroite coordination avec la présidence japonaise du G20, la présidence française du G7 s’efforce, en se fixant comme priorité la lutte contre les inégalités, de réinventer un multilatéralisme renouvelé, si nécessaire à la réponse aux enjeux globaux. Face à la tentation du populisme et au naufrage du Brexit, la France est plus que jamais à la manœuvre pour construire une souveraineté européenne qui permettra à notre continent de faire en sorte que sa voix soit plus forte et entendue, dans le monde de compétition qui est le nôtre.

Car, vous l’aurez compris, le message de la France, c’est partout et sous toutes ses formes le combat pour la paix.

Vive la Paix, vive la République, vive la France !

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dernière modification le 12/11/2019

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