Chat avec la communauté française (03/10/2013)

Le dernier "chat" s’est tenu le jeudi 3 octobre 2013. Vous trouverez ci-après la liste des questions posées et des réponses qui ont été fournies par le Conseiller nucléaire de l’Ambassade Christophe Xerri, le Conseil agricole adjoint de l’Ambassade Nicolas Berthollet et l’expert de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) Jean-Christophe Gariel.

Conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima (jeudi 3 octobre 2013)

17h39
Ambafrance :
Bonjour, le chat commencera comme convenu à 18 heures. Vous pouvez dès à présent poser vos questions.

18h04
Ambafrance :
Bonjour, le chat a commencé. Merci pour vos nombreuses questions auxquelles nous allons à présent répondre.

18h06
Commentaire de la part de Diane : L’évacuation du combustible usagé de la piscine du réacteur 4 a-t-elle commencé ?

18h07
Commentaire de la part de robert : Bonsoir ! Sait-on combien de temps prendra le transfert annoncé du combustible de la piscine 4 ?

18h07
Conseiller Nucléaire : Pour diane et robert sur la piscine 4 : Le début d’évacuation des combustibles de la piscine 4 doit débuter en novembre et durer un an.

18h11
Commentaire de la part de Diane : Est-ce que le gouvernement japonais va faire appel à des experts internationaux pour résoudre la situation ?

18h12
Conseiller Nucléaire : Pour Diane - experts internationaux : TEPCO a invité un groupe de cinq experts internationaux (dont un français) pour les conseiller sur l’approche générale.

Le gouvernement japonais a suscité la création de l’International Research Institute for Nuclear Decommissioning (IRID) qui doit organiser la recherche et développement sur les sujets difficiles en faisant appel au Japon et à l’international. Il vient de lancer un premier appel à information international pour des technologies liées à la gestion de l’eau.

Cela étant, l’essentiel des capacités techniques est disponible au Japon.

18h18
Commentaire de la part de Visiteur : Bonjour est-il déconseillé de manger les légumes que mes beaux-parents font pousser sur leur terrain ?

18h18
Commentaire de la part de Visiteur : Bonjour est il déconseillé de se baigner dans la mer a Enoshima ?

18h19
Conseiller Nucléaire : Pour Visiteur : La qualité de l’eau à Enoshima ne pose aucun problème pour la baignade.

En ce qui concerne les légumes de jardin, s’ils sont cultivés dans la préfecture de Fukushima sur des terrains qui n’ont pas été décontaminés, des dépassements de normes de commercialisation ont été ponctuellement observés.

Ceci étant, si cette consommation n’est pas régulière, manger un aliment dépassant la norme de commercialisation épisodiquement ne constitue pas un risque pour la santé.

18h21
Commentaire de la part de Jean Lorchat : Bonjour, je voudrais poser une question sur l’eau potable. Si on se réfère au site de la NRA, on trouve un tout petit peu de césium à des taux très bas dans l’eau de Tokyo : http://radioactivity.nsr.go.jp/ja/contents/8000/7917/24/194_0731.pdf

Même si les mêmes tests sur le site du ministère de la Santé sont marqués comme négatifs, les seuils de détection sont donc probablement différents. Existe-t-il des tests aussi précis pour l’eau potable en France par exemple ? (Je me souviens d’une intervention précédente sur les filtres a haut débit ou l’une des personnes disait que quand on cherche bien, on arrive toujours à trouver quelque chose). Vaut-il mieux boire de l’eau en bouteille dans les préfectures concernées (dont Tokyo) ?

18h21
Commentaire de la part de Visiteur : Faut-il éviter de consommer l’eau du robinet ?

18h21
Conseiller agricole adjoint : Les limites de détection pour les tests sur l’eau effectues par la NRA sont de 0,001 Bq/kg (considérant 1kg=1l). Les résultats publiés par le site du ministère de la Santé se référent aux normes en vigueur. Actuellement, les normes commerciales définies par les autorités sanitaires japonaises sont de 10Bq/kg pour le Cs134 et le CS137. L’eau du robinet peut être consommée.

18h22
Commentaire de la part de robert : Bonsoir ! Considérez-vous que les données médicales disponibles relatives aux effets de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur la santé des populations sont suffisamment transparentes ? En particulier, une incidence sur la natalité est-elle déjà perceptible (fausses couches, malformations, etc.) ?

18h23
IRSN : Pour Robert : par données médicales, il faut entendre données dosimétriques (quelles doses ont été reçues par les populations ?). Ces données ont fait l’objet d’un examen dans un cadre international (UNSCEAR : organisme des Nations Unies). Les effets potentiels attendus ne concerneraient que l’apparition de cancers de la thyroïde suite à l’exposition à l’iode 131.

18h40
Commentaire de la part de Visiteur : Quelles sont les recommandations pour les bébés et les enfants vivant dans les environs de Fukushima ? Et Tokyo ?

18h40
IRSN : Pour Visiteur : pour les bébés et les enfants : de manière générale garder une certaine prudence (vérifier la provenance et les informations de contrôle) vis-à-vis de certaines denrées originaires de la préfecture de Fukushima : plantes sauvages, champignons, poissons eau douce et de mer, etc. Par ailleurs les normes pour les aliments pour nourrissons (et le lait) sont plus strictes que pour le reste de la population (50 Bq/kg au lieu de 100 Bq/kg). Pour ce qui concerne le mode de vie, pas de précaution particulière à Tokyo. Dans la préfecture de Fukushima, suivre les recommandations des autorités.

18h41
Commentaire de la part de Jean Lorchat : Bonjour, concernant la gestion de l’eau a la centrale, il semble que la fréquence de découverte des fuites et des débordements s’accentue (voir http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/index_ho-e.html). Quelles conséquences à prévoir sur l’environnement autour de la centrale, et sur l’agriculture/pisciculture dans la préfecture de Fukushima et les préfectures avoisinantes ?

18h41
Commentaire de la part de Diane : Quelle est la gravite des fuites d’eau contaminée dans le Pacifique actuellement ?

18h42
Conseiller Nucléaire : Situation liée à l’eau sur le site du réacteur :

Il y a plusieurs problèmes d’eau sur le site du réacteur :
D’une part des infiltrations d’eau dans le bâtiment du réacteur (400m3/jour). Cette eau est reprise, décontaminée en césium puis stockée dans les réservoirs.

Par ailleurs des fuites ont été détectées sur certains réservoirs ou sur les tuyaux les reliant. Ces fuites ont des conséquences locales sur le site, une partie a pu aller jusqu’à la mer.

Il y a par ailleurs des eaux souterraines qui passent sous le site (environ 600 m3/jour). De l’eau contaminée est restée depuis l’accident dans des "canaux", et il apparait qu’une partie de cette eau percole localement dans le sous-sol : l’eau de ruissellement et les eaux souterraines peuvent donc être en contact avec ces petites quantités d’eau contaminée qui se trouvent dans le sous-sol.

L’eau qui se déverse dans la mer va pour l’essentiel dans le port du réacteur, qui est une première barrière.

Les mesures faites dans la mer à l’extérieur du port ces dernières semaines ne montrent pas d’augmentation de contamination particulière.

Donc il y a de l’eau contaminée qui va dans la mer, et qui s’ajoute aux conséquences initiales de l’accident.

Cependant, ces déversements d’eau du site n’entraînent pas un accroissement des conséquences initiales de l’accident.

18h43
Commentaire de la part de Visiteur : Bonjour la consommation de poison est elle déconseillée ? Sushi et autres ?

18h43
Conseiller agricole adjoint : Pour la seule période du 1er mars au 24 septembre 2013, plus de 4000 tests ont été réalises sur des poissons dans la préfecture de Fukushima. Moins de 4% des tests réalisés sont supérieurs aux normes pour la commercialisation des denrées alimentaires (actuellement de 100Bq/kg). Pour les préfectures plus éloignées du site de la centrale, la fréquence des tests non conformes sur des produits de la pèche est inférieure : par exemple 0,74% pour la préfecture de Miyagi, 0,23% pour Ibaraki et 0,79% pour Tochigi.

Les non-conformités relevées peuvent concerner des poissons de mer ou de rivière.

18h54
Commentaire de la part de Visiteur : Vivre longtemps à Sendai pose-t-il des problèmes ?

18h54
Commentaire de la part de Visiteur : La radioactivité à Tokyo est elle inquiétante actuellement ?

18h54
Conseiller Nucléaire : Vie à Tokyo et Sendai :

La radioactivité à Tokyo peut connaitre des variations au fil du temps et de la météorologie, mais elle est revenu à des niveaux proches de ceux constatés avant le 11 mars 2011.

Vivre à Tokyo ou dans la région de Sendai ne pose pas de problèmes particuliers.

Les produits commercialisés sont toujours contrôlés en amont, avant commercialisation. Certaines chaines de magasin poursuivent leurs propres contrôles.

Il y a moins de 1% de dépassement de seuil de commercialisation constatés sur la période du 1 avril au 24 septembre 2013 pour plus de 150 000 tests effectués.

Il n’est pas surprenant que des analyses indépendantes confirment cette situation.

19h01
Commentaire de la part de Anne : Quel jugement à l’IRSN sur la situation actuelle a Fukushima ?

19h01
IRSN : Pour Anne : pour l’IRSN, la principale préoccupation est, à l’heure actuelle, celui de la gestion de l’eau contaminée. Les volumes stockés sont très importants. A l’heure actuelle, les effluents sont traités pour éliminer le césium. La mise en service de l’unité ALPS devrait permettre d’éliminer les autres radionucléides (à l’exception du tritium). L’étape suivante pourrait être les rejets de ces eaux ainsi traités en mer en respectant les autorisations de rejets de l’installation. La décision d’autoriser ces rejets devra être prise avec l’accord des parties prenantes.

19h13
Commentaire de la part de Visiteur : Merci pour ce chat. Que pouvez-vous nous dire concernant l’eau à Tokyo ? Au niveau des légumes, est ce que la radioactivité est toujours mesurée ? Savez-vous le montant des dépenses que le gouvernement engage à ce propos ? Est ce que certaines chaînes de magasins assurent ou contrôlent davantage leurs produits ? Certaines personnes disent que "ça ne craint plus rien" ! Les sols ne sont ainsi plus contaminés après les pluies radioactives...

19h14
Conseiller agricole adjoint : Les normes commerciale en vigueur pour l’eau de boisson sont actuellement de 10Bq/Kg. Si des dépassements des normes ont pu être détectées sur l’eau du robinet dans certaines préfectures dont Tokyo aux mois de mars et avril 2011, actuellement aucune restriction ou dépassement des normes n’a été rapporte a Tokyo et l’eau du robinet peut être consommée.

Concernant les légumes, ceux-ci font toujours l’objet de contrôles. Pour la préfecture de Fukushima, du 1er avril au 23 septembre 2013, plus de 6790 tests ont été réalisés sur des produits agricoles et 1,5% de non conformités ont été mises en évidences. Celles-ci concernent notamment du soja, des pousses de bambous, des aralias, des koshiabura et des champignons.

Nous n’avons pas d’information détaillée du montant alloué par le gouvernement japonais concernant les tests mis en œuvre. Ceux-ci sont mis en œuvre par les préfectures afin de garantir le respect de la réglementation au niveau national. Par ailleurs, les professionnels mettent également en œuvre des tests afin de garantir le respect des normes en vigueurs pour les produits commercialisés. Certaines entreprises ont d’ailleurs décidé de fixer des normes plus strictes que les normes officielles (parmi les normes les plus strictes existantes actuellement) afin de rassurer les consommateurs.

Enfin les pluies ont probablement un effet de "lessivage" pouvant expliquer par exemple la diminution plus rapide que prévue (considérant les demi-vies radiologiques du césium) de la radioactivité mesurée dans certains territoires.

19h14
Commentaire de la part de Fernand B. : Bonsoir, doit-on craindre la saison des typhons, qui passent au large de Fukushima ?

19h15
Commentaire de la part de Diane : Les cœurs fondus qui ont percé les enceintes de confinement peuvent-ils être récupérés ?

19h15
Conseiller Nucléaire : Situation du site et résistances aux typhons :

La fonction importante de refroidissement des cœurs fondus et des piscines de réacteur est bien assurée, et des systèmes redondants ont été mis en place.

Le bâtiment de la piscine 4 a été renforcé.

Nous n’avons pas d’information qui nous laisse craindre un risque grave lié à de nouveaux tremblements de terre ou des typhons pour l’intégrité des installations. Il n’y a de fait pas eu de problèmes particuliers lors des derniers évènements météorologiques.

Lors de fortes pluies, TEPCO doit gérer l’accumulation d’eau dans les bassins de rétention autour des réservoirs (ces bassins sont normalement vides).

Les travaux pour sortir les combustibles de la piscine 4 progressent, et de fait cette opération permettra de réduire significativement le niveau de risque global du site. L’opération en elle-même se fera dans des conditions non-standards mais en s’appuyant sur des procédures connues.

Comme dit par ailleurs, la décontamination des eaux (système ALPS) et la fiabilisation des stockages sont des sujets sur lesquels TEPCO travaille de manière prioritaire.

Sur un tel chantier (ampleur, situation post-accidentelle), il y aura nécessairement encore des incidents de portée locale. TEPCO communique plus à ce sujet aujourd’hui que précédemment.

En termes de capacité technique, l’industrie japonaise a des ressources domestiques qui sont mobilisées. Un recours aux compétences étrangères pourrait rendre certains travaux plus efficaces.

Un recours à l’expertise étrangère est nécessaire et demandée sur la question difficile de la récupération du combustible fondu. Plusieurs scénarios sont envisagés, personne ne sait dire aujourd’hui s’il sera possible de récupérer la totalité du cœur fondu.

TEPCO bénéficie de l’appui financier du gouvernement et des banques pour faire face à ses obligations.

19h16
Commentaire de la part de FB CLEMENT : Bonsoir, à votre avis, est-il souhaitable lorsque l’on vit au Japon de faire régulièrement un test de dépistage (par analyse d’urine ou autre méthode) des éventuels radionucléides dans l’organisme ? Si oui, à quelle fréquence ? Existe-t-il à Tokyo des hôpitaux pratiquant ces tests ? Merci.

19h16
IRSN : Pour FB CLEMENT : lorsque l’on vit à Tokyo, il n’est pas utile de pratiquer des tests de dépistage de la radioactivité dans les urines. Ces tests visent en effet à détecter la contamination interne des individus liée en particulier à l’alimentation. Du fait des mesures prises pour contrôler les aliments au Japon, il n’est pas attendu de résultats significatifs suite à de tels tests pour un habitant de Tokyo.

19h21
Commentaire de la part de Marie : Peut-on boire l’eau sans crainte sur Tokyo ?

19h21
Conseiller agricole adjoint : L’eau du robinet peut-être consommée sans crainte.

19h28
Commentaire de la part de Gabriel : Quelle est l’équivalent de 10Bq/Kg pour le césium 134 ainsi que pour le césium 137 ?

19h28
Conseiller agricole adjoint : La norme commerciale de 10Bq/kg correspond à la limite fixée pour l’eau potable au Japon pour le césium 134+137. L’unité du becquerel (Bq) est une unité qui permet de mesurer la quantité d’éléments radioactifs.

19h31
Commentaire de la part de Svenja : Au sujet de la barrière dans la baie sous la centrale nucléaire de Fukushima, quelle est sa fonction véritable, car la compagnie qui l’a développée a annonce que cette barrière n’est pas faite spécifiquement pour retirer la radioactivité de l’eau. Comment se disperse la radioactivité dans l’eau et comment la barrière agit-elle pour retirer cette contamination de l`océan Pacifique ?

19h31
Commentaire de la part de Jean Lorchat : Faut-il craindre une pénurie de main-d’œuvre qualifiée a la centrale dans les mois et années a venir, a cause des dépassements de seuil d’une part, et de la dilution du personnel sur tous les sites devant potentiellement redémarrer d’autre part ?

19h31
Conseiller Nucléaire : Réacteur : aspect technique et main d’œuvre

Le personnel le plus exposé, et donc le plus susceptible à atteindre les seuils limites annuel, sont affectés pour l’essentiel à des tâches ne demandant pas une qualification nucléaire particulière.

Par ailleurs, les électriciens autres que TEPCO n’envoient que très peu de personnel à Fukushima.

Il y a donc peu de risque de pénurie de main d’œuvre experte qualifiée (et peu de risque pour les travaux non qualifiés compte tenu du réservoir plus large de personnel).

La barrière mise en place devant le port a pour but de limiter la sortie de contamination, mais n’a pas pour fonction de retirer cette contamination. TEPCO a bien identifié le besoin, à terme, de décontaminer les eaux de son port.

Pour le reste, il y a un phénomène de dilution classique. La précision des appareils de mesure permet de "tracer" le déplacement des éléments radioactifs à de très faibles quantités ; les niveaux relevés en mer peuvent être supérieurs au niveau pré-accident mais restent à des niveaux très faibles.

La vapeur d’eau constatée quelques fois sur le réacteur 3 semble provenir d’un simple phénomène d’évaporation d’eau de pluie sur une surface chaude. Les travaux de déblaiement du toit de ce réacteur ont bien progressé ces dernières semaines.

19h33
Commentaire de la part de Anne : L’eau du robinet peut être consommée sans crainte partout au Japon ?

19h33
Conseiller agricole adjoint : Oui

19h34
Commentaire de la part de Gabriel : La limite fixée de 100Bq pour le césium 134 et le césium 137 par le gouvernement Japonais est-elle pour l’IRSN bonne ou seulement acceptable ? La consommation continue d’eau ou nourriture avec cette teneure radioactive peut elle engendrer a terme à elle seule une maladie ?

19h34
IRSN : Pour Gabriel : il est important de préciser que la limite des 100 Bq/kg est une norme de commercialisation et pas une norme sanitaire. Le dépassement ponctuel et modéré de cette norme n’induit donc pas d’effet sanitaire. Il faut aussi se souvenir que jusqu’en avril 2012 cette norme était à 500 Bq/kg ce qui est actuellement la norme au niveau européen. Enfin, il faudrait absorber de manière continue des aliments ou de l’eau contaminé à des niveaux beaucoup plus élevés pour atteindre une dose de 1 mSv/an qui est la limite de dose annuelle pour le public.

19h37
Ambafrance : Suite à vos très nombreuses contributions, nous sommes dans l’obligation d’arrêter de recevoir vos questions. Nous continuerons cependant à traiter une partie de celles déjà reçues jusqu’à la clôture de ce chat.

19h43
Commentaire de la part de P. Massonnat : Est-il prévu de renouveler les pilules d’iode qui nous avaient été envoyées et qui sont maintenant inutilisable... suivant le principe de précaution ?

19h43
Commentaire de la part de Danielle : Pour les visiteurs français au Japon qui viennent pour un court séjour conseillez-vous de contacter l’ambassade pour être enregistré en temps que visiteur et ainsi pouvoir être informé par l’ambassade en cas de crise nucléaire (ou sismique) ?

19h44
Conseiller Nucléaire : Pastille d’iode, et précautions pour les visiteurs.

La situation actuelle des réacteurs est une situation sous contrôle dans des conditions post-accidentelles, donc pas identique à une situation d’arrêt normal d’un réacteur non accidenté.

Ceci étant la situation ne présente pas de risque immédiat, et ne justifie pas la distribution préventive de pastilles d’iode à la communauté française.

L’Ambassade a un stock de pastille d’iode utilisable et le renouvelle régulièrement.

En cas d’incident significatif il conviendra de suivre d’abord les consignes des autorités japonaises.

Un français qui vient à Tokyo pour un court séjour pourra d’abord s’enregistrer sur le portail Ariane avant de partir, accessible sur le site du ministère des Affaires étrangères. Pour un séjour de plusieurs semaines, il est toujours préférable de s’enregistrer auprès du consulat.

19h47
Commentaire de la part de Pascal : J’ai entendu dire que le lait en provenance de Hokkaido était "coupé" avec du lait de Fukushima. Est-ce que ces pratiques sont avérées ? D’autres produits sont-ils concernés ?

19h47
Conseiller agricole adjoint : Le lait et les produits laitiers disposent d’une norme spécifique établie à 50Bq/kg. Les produits sont classiquement testés au niveau des réservoirs de collectes. Pour la période du 1er avril au 23 septembre 2013, plus de 1200 tests officiels ont été effectues sur des produits laitiers et aucune non conformité n’a été mise en évidence.

19h51
Commentaire de la part de Visiteur : Quels sont les espèces de poissons de la région qui porteraient le plus grand danger de contamination ?

19h51
Commentaire de la part de Svenja : Quels sont les espèces de poissons de la région de Tohoku qui aurait plus de danger de contamination que les autres ?

19h53
IRSN : Pour ce qui concerne les poissons de mer à proximité de Fukushima, il faut distinguer deux types :

  • les poissons pélagiques qui vivent dans la colonne d’eau (maquereaux, sardines, chinchards...) qui, à l’heure actuelle, présentent des niveaux de contamination relativement faibles (inférieurs à 100 Bq/kg)
  • les poissons démersaux, qui vivent à proximité du fond, et donc des sédiments contaminés. Ils restent à des niveaux de contamination relativement élevés (congres, flétans, grondins, raies, etc.)

19h54
Ambafrance : Le chat est désormais clos. Merci à tous pour votre participation. Toutes les questions n’ont pas pu être traitées, mais nous vous invitons à nous adresser toute demande d’information supplémentaire à l’adresse suivante : webmestre@ambafrance-jp.org

dernière modification le 17/01/2019

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