Disparition d’Hubert Durt

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons la mort d’Hubert Durt. Durant plus d’un demi-siècle, il fut l’une des figures marquantes des relations intellectuelles entre la France et le Japon.

Né en 1936 à Uccle en Belgique, ce savant et humaniste d’abord formé aux classiques grecs et latins obtint un doctorat en philologie et en histoire orientale à Louvain et un diplôme de japonais à Gand. Élève de l’illustre Étienne Lamotte, il fit un premier séjour au Japon à l’université de Kyoto de 1960 à 1963 revint dans l’Archipel en 1965 et travailla à la Maison Franco-Japonaise de 1965 à 1969. Il devint par la suite membre de l’École française d’Extrême-Orient en 1970 au rayonnement de laquelle il apporta une inestimable contribution, notamment dans le domaine des études sur le bouddhisme (de l’Inde au Japon), où son expertise était mondialement reconnue.

Le Japon était sa deuxième patrie, et il ne le quittait qu’à l’occasion de ses nombreux voyages. Son érudition était profonde tout comme son amour des arts. À partir de Kyōto et vers tous les horizons du monde, il sut rassembler et unir autour de lui chercheurs et amis de tous âges et de toute condition, charmés par son urbanité et la grâce sans égale de sa conversation.

Mélomane et pacifiste, avec sa femme, la vitrailliste Michiyo Durt-Morimoto, il s’engagea pour la défense du patrimoine (celui de l’architecture traditionnelle japonaise, mais aussi française) en proie aux destructions du temps.

(Ses obsèques seront célébrées le 20 septembre à l’église catholique de St. Viator à Kyoto).

dernière modification le 18/09/2018

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