Exposition « Foujita : A Retrospective - Commemorating the 50th Anniversary of his Death » [ja]

Du 31 juillet au 8 octobre 2018, le Musée d’art métropolitain de Tokyo consacre une rétrospective à Léonard Tsuguharu Foujita, artiste d’origine japonaise qui passa près de la moitié de sa vie en France.

Tsuguharu Foujita, « Au café »
Tsuguharu Foujita, « Au café »
1949, Huile sur toile, Musée national d’art moderne-Centre de création industrielle, Centre Pompidou, Paris
Photo © Musée La Piscine (Roubaix), Dist. RMN-Grand Palais / Arnaud Loubry / distributed by AMF
© Fondation Foujita / ADAGP, Paris & JASPAR, Tokyo, 2017
Tsuguharu Foujita, « Autoportrait »
Tsuguharu Foujita, « Autoportrait »
1929, Huile sur toile, Musée National d’Art Moderne de Tokyo
Photo © Fondation Foujita / ADAGP, Paris & JASPAR, Tokyo, 2017
Tsuguharu Foujita, « Femme nue à la tapisserie »
Tsuguharu Foujita, « Femme nue à la tapisserie »
1923, Huile sur toile, Musée national d’art moderne de Kyoto
Photo © Fondation Foujita / ADAGP, Paris & JASPAR, Tokyo, 2017
Inauguration de l'exposition organisée le 30 juillet 2018 en présence notamment de M. Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon
Inauguration de l’exposition organisée le 30 juillet 2018
en présence notamment de M. Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon

 
Né en 1886, Foujita est élevé dans une famille cultivée ouverte à l’Occident qui, dès l’école primaire, l’inscrit à des cours de français. Après avoir étudié la peinture de style occidental à l’Université des Beaux-Arts de Tokyo, il décide de partir pour la France et arrive le 6 août 1913 au matin dans le quartier du Montparnasse à Paris.

Dès lors, il intègre une communauté de jeunes artistes tels que Picasso, Derain, Léger, Matisse, Soutine et Modigliani. Il peint dans son atelier du 5 rue Delambre, copie les chefs-d’œuvre au musée du Louvre, flâne au café de la Rotonde et présente sa première exposition à la galerie Chéron en juin 1917. C’est un triomphe critique et les artistes parisiens s’enthousiasment : tout en empruntant ses motifs au répertoire occidental, notamment le nu, il déploie un trait noir vigoureux quasi-calligraphique sur des fonds ivoires. Ce style original fut parfois qualifié de second japonisme, en référence à la première vague de fascination pour l’art japonais initiée au début de l’ère Meiji (1868-1912).

Foujita traverse les années folles avec gloire et légèreté et s’éprend de Lucie Badoud surnommée Youki (neige en japonais) qui devient sa muse. La France lui rend hommage et le décore dès 1925 de la Légion d’honneur.

Après que Youki le quitte pour Robert Desnos, Foujita entreprend plusieurs voyages aux Etats-Unis et en Amérique du Sud avant de rentrer quelques temps au Japon. En 1950, il s’installe définitivement à Paris en compagnie de sa dernière épouse Kimiyo. Il obtient la nationalité française en 1955 et se convertit au catholicisme. La fin de sa vie est une retraite mystique et artistique jusqu’à sa mort en 1968. Il repose aujourd’hui dans la chapelle Notre-Dame de la Paix, dite chapelle Foujita, à Reims, dont il avait achevé les fresques deux ans auparavant.

Cette rétrospective inédite présente plus d’une centaine d’œuvres qui apportent un jour nouveau sur l’œuvre et le destin romanesque de Foujita.

L’exposition poursuivra une itinérance au Musée national d’art moderne de Kyoto du 19 octobre au 16 décembre. Elle sera ensuite montrée en partie à Paris, dans le cadre de Japonismes 2018, à la Maison de la culture du Japon (16 janvier – 16 mars 2019).

Tokyo

  • Du mardi 31 juillet au lundi 8 octobre 2018
  • Musée d’art métropolitain (8-36 Ueno-Park Taito-ku, Tokyo 110-0007)
  • Ouvert du mardi au jeudi de 9h30 à 17h30, le vendredi de 9h30 à 20h et jusqu’à 21h durant le mois d’août, du samedi au dimanche de 9h30 à 17h30
  • Admission jusqu’à 30 minutes avant fermeture
  • Fermé les lundis (sauf les lundi 13 août, 17 & 24 septembre, 1 & 8 octobre), les mardi 18 & 25 septembre
  • Plus d’informations sur le site du musée d’art métropolitain de Tokyo (en anglais)

Kyoto

  • Du vendredi 19 octobre au dimanche 16 décembre 2018
  • Musée national d’art moderne (26-1, Okazaki Enshoji-cho Sakyo-ku, Kyoto, 606-8344)
  • Ouvert du mardi au jeudi de 9h30 à 17h, du vendredi au samedi de 9h30 à 20h, le dimanche de 9h30 à 17h
  • Admission jusqu’à 30 minutes avant fermeture
  • Fermé les lundis (lorsque le lundi est férié, le musée est fermé le lendemain)
  • Plus d’informations sur le site du musée national d’art moderne de Kyoto (en anglais)

Paris

  • Du mercredi 16 janvier au samedi 16 mars 2019
  • Maison de la culture du Japon à Paris
  • 101 bis, quai Branly 75015 Paris
  • Du mardi au samedi, de 12h à 20h
  • Plus d’informations sur le site de Japonismes 2018

dernière modification le 04/09/2018

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