Journée internationale des Nations unies pour la sensibilisation au problème des mines [ja]

À l’occasion de la journée internationale de sensibilisation au problème des mines, le 4 avril, la France souhaite réaffirmer l’importance qu’elle attache à la lutte contre les mines antipersonnel et autres restes explosifs de guerre.

Aujourd’hui encore, des milliers de personnes de par le monde sont, chaque année, mutilées ou tuées par des mines antipersonnel ou restes explosifs de guerre. Plus de quarante pays ou territoires sont pollués par ces armes. Outre les terribles souffrances qu’elles infligent aux victimes, ces armes constituent un obstacle majeur au développement socio-économique, car elles empêchent la mise en valeur des terres, en entretenant un climat de peur longtemps après la fin des conflits.

C’est pourquoi la France continue de travailler à la promotion de la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel, au renforcement de son efficacité et à la préservation de son intégrité. Elle condamne sans réserve et en toutes circonstances l’emploi de ces armes et engage les États qui ne l’ont pas encore fait, à adhérer à la Convention.

La France mène de nombreuses actions de formation et de coopération et met des personnels spécialisés à la disposition de pays partenaires, tels que le Cambodge, le Bénin, la Bosnie-Herzégovine, le Liban, l’Irak. Elle accueille des stagiaires étrangers pour partager son expertise et agit en concertation avec les organisations internationales.

Dans le cadre de ses missions humanitaires et de stabilisation, le Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère des Affaires étrangères et du développement international appuie les retours des populations déplacées ou réfugiées, par des opérations de dépollution d’urgence ou de formations au déminage confiées à des ONG (elle a ainsi appuyé en 2016 Handicap International ou Hamap) ou des entreprises spécialisées, aux standards reconnus internationalement. Par des formations spécialisées, le CDCS participe aussi au renforcement des structures nationales ou régionales en charge de la coordination de la lutte anti-mines.

Par cet engagement, la France affiche sa volonté de contribuer non seulement à la réduction du nombre de victimes de ces armes, mais également aux progrès du désarmement, à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et à la consolidation du droit international humanitaire.

dernière modification le 04/04/2017

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