Journée mondiale de la diversité biologique - Initiatives françaises et japonaises pour la biodiversité [ja]

À l’occasion de la Journée internationale de la diversité biologique, retour sur les engagements français et japonais, ainsi que les coopérations bilatérales pour la conservation et la protection de la biodiversité.

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L’ampleur inédite de la crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19 nous rappelle la complexité et la fragilité du lien qui unit l’homme à son environnement. Sous la pression de l’activité humaine, les milieux naturels et les espèces qui les peuplent sont soumis à un déclin sans précédent. La préservation du climat, de l’environnement et de la biodiversité constitue, au même titre que la lutte contre la pandémie, un enjeu urgent et d’importance planétaire. Il est indispensable de repenser notre relation avec le vivant.

La crise sanitaire actuelle ne doit ainsi pas nous faire oublier que 2020 est une année cruciale pour la biodiversité. Cette année marque le dixième anniversaire de l’adoption, au Japon, des objectifs internationaux d’Aichi qui ont lancé la décennie de la biodiversité 2011-2020. La France se montre de son côté très active en vue de l’adoption d’un nouveau cadre mondial post-2020. À cette fin, elle accueillera, début 2021 à Marseille, la convention quadriennale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

En France, le Plan Biodiversité, adopté en 2018, comprend un objectif phare : celui de réduire à zéro la perte de biodiversité d’ici 2030. Dans le monde, la France a lancé, fin 2019 avec le Costa Rica, la Coalition pour la haute ambition pour la nature et l’homme, qui vise à placer sous protection 30% des espaces terrestres et marins à l’échelle planétaire d’ici 2030.

Le Japon est, quant à lui, caractérisé par un grand nombre d’espèces endémiques et défend l’harmonie Homme-Nature, la reconnaissance des services rendus par la nature, ainsi que les initiatives locales. Le lancement de l’Initiative Satoyama en 2010 pour soutenir la conservation des espaces de production socio-économiques et des savoirs agricoles traditionnels et indigènes illustre la relation que le Japon entretient avec la nature.

Les rapprochements franco-japonais se sont récemment intensifiés : lutte contre les déchets en mer, conservation des zones marines, protection des espèces menacées, mécanismes financiers pour la biodiversité… Les échanges portent aussi bien sur la recherche (Charte de Metz du G7 en 2019, projet de création d’un observatoire des grands fonds marins en Nouvelle-Calédonie) que sur les politiques publiques de mise en œuvre, à l’image des derniers échanges entre ministères français et japonais de l’environnement sur les aires marines protégées et la protection des récifs coralliens. Ces rapprochements s’inscrivent dans la continuité de la feuille de route du partenariat d’exception franco-japonais, adoptée en juin 2019, qui inclut un important volet sur la biodiversité.

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dernière modification le 23/05/2020

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