Journée pédagogique du Kanto 2017

Développer l’innovation dans l’apprentissage du français au Japon, tel était le programme de la Journée Pédagogique du Kanto ce dimanche 10 décembre à l’Institut Français du Japon-Tokyo.

De gauche à droite : Bruno Jactat, professeur à l'Université de Tsukuba, Bruno Vannieu, professeur à l'Université de Kobe, Gaëlle Frenehard, modératrice de la table ronde et responsable de projets pédagogiques à l'Institut français du Japon -Tokyo et Jun Ikeda, professeur à l'Université Shirayuri.
De gauche à droite : Bruno Jactat, professeur à l’Université de Tsukuba, Bruno Vannieu, professeur à l’Université de Kobe,
Gaëlle Frenehard, modératrice de la table ronde et responsable de projets pédagogiques à l’Institut français du Japon -Tokyo
et Jun Ikeda, professeur à l’Université Shirayuri.
© Institut français du Japon - Tokyo
Les enseignants font les élèves dans l'atelier de Peggy Heuré.
Les enseignants font les élèves dans l’atelier de Peggy Heuré.
© Institut français du Japon - Tokyo
Christian Pelissero présente la théorie de l'énaction dans son atelier.
Christian Pelissero présente la théorie de l’énaction dans son atelier.
© Institut français du Japon - Tokyo
Martine Dupeyron et Masayo Nomura présentent les intérêts des médiathèques dans l'apprentissage dans leur atelier.
Martine Dupeyron et Masayo Nomura présentent les intérêts des médiathèques dans l’apprentissage dans leur atelier.
© Institut français du Japon - Tokyo

 
Près d’une cinquantaine de participants, principalement issus du corps enseignant, ont eu l’occasion d’échanger et de s’informer sur les nouvelles techniques d’enseignement. L’événement se composait d’une table ronde animée par le témoignage de trois professeurs d’universités et d’ateliers dispensés par des enseignants de l’institut Français du Japon-Tokyo.

Le sujet de la table ronde était le suivant, « Le français à l’université : comment rendre les classes actives ? ». Plusieurs pistes de réflexion ont été lancées par les intervenants :

Jun Ikeda, professeur à l’Université Shirayuri, a proposé une approche plus inter-didactique. Celle-ci permet selon lui d’introduire l’étude de la littérature française dans l’enseignement actuel de la langue, quasi-exclusivement centré sur la conversation. Bruno Vannieu, professeur à l’université de Kobe, nous a fait part des effets positifs de la « méthode immédiate » dans l’enseignement du français en université. Il la pratique afin de rendre l’apprentissage plus actif et dynamique en mettant l’accent sur l’expression des étudiants. Enfin, Bruno Jactat, professeur à l’Université de Tsukuba, a prouvé que les neurosciences pouvaient contribuer à un meilleur apprentissage de la langue, plus adapté aux besoins des étudiants.

L’échange s’est ensuite poursuivi dans les salles de classes. Les ateliers ont abordé différentes facettes de l’enseignement du français. De nouvelles approches d’apprentissage ont été explorées ; Peggy Heuré a montré comment adapter l’approche neurolinguistique (ANL) à un public d’étudiants adultes et Christian Pelissero, quant à lui, a présenté les apports de la théorie de l’énaction dans l’enseignement qui priorise l’autonomisation des élèves. Les ateliers ont aussi été l’occasion de revenir sur des aspects plus techniques de l’enseignement comme le système de correction et ses barèmes dans l’atelier de Sébastien Jaffredo et de Pierre Leymarie ou encore l’usage de la médiathèque comme outil d’apprentissage présenté par Martine Dupeyron et Masayo Nomura.

Ainsi, la Journée pédagogique du Kanto a été un échange très fructueux entre les professeurs participants et a permis de présenter de nombreuses solutions face aux défis qui animent l’apprentissage du français au Japon.

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dernière modification le 19/12/2017

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