Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques [ja]

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a présidé le 18 mai une nouvelle session du partenariat international contre l’impunité de l’utilisation d’armes chimiques - dont il a souhaité réunir les États participants après l’attaque chimique qui a causé plusieurs dizaines de morts à Douma le 7 avril, après la publication du rapport de l’OIAC le 15 mai sur une attaque au gaz de chlore intervenue à Saraqeb le 4 février 2018 et après l’utilisation d’une arme chimique sur le territoire britannique à Salisbury le 4 mars.

Les États participants ont échangé des informations sur ces incidents et les responsables impliqués dans le développement et l’utilisation de ces armes. Ils ont fait des propositions sur les réponses à apporter à cette situation exceptionnelle et ses implications pour le régime international de non-prolifération des armes chimiques. Les participants ont travaillé en particulier sur les moyens de créer un nouveau mécanisme d’enquête chargé d’établir des responsabilités lors de l’utilisation d’armes chimiques et de renforcer les capacités de vérification de l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Ils ont adopté une série d’engagements destinés à renforcer leur coopération et à soutenir les travaux des organisations internationales, en particulier l’OIAC.

Cette réunion interministérielle a été précédée d’une réunion d’experts internationaux le 17 mai.

Le partenariat international contre l’impunité a été lancé à Paris le 23 janvier 2018. Il réunit aujourd’hui trente-trois États et organisations qui, par leur adhésion, ont exprimé leur refus de l’impunité de ceux qui développent et utilisent des armes chimiques. Ce partenariat est ouvert à tous les États qui souhaitent souscrire à ses objectifs, dans le cadre d’une coopération permanente.

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dernière modification le 23/05/2018

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