Service pour la science et la technologie [ja]

Le service pour la science et la technologie (SST) de l’ambassade de France au Japon a pour mission de promouvoir les partenariats scientifiques et technologiques entre acteurs de la recherche français et japonais.

Le SST accompagne les laboratoires, universités, instituts de recherche, entreprises, pôles de compétitivité, ou toutes institutions de l’ESRI, aussi bien en France qu’au Japon, pour initier ou développer leurs partenariats de recherche et de technologie entre les deux pays.

Le SST met à disposition une liste non-exhaustive des programmes de financement mobilisables pour des projets de recherche franco-japonais.

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Liste des programmes de financement mobilisables
(PDF - 1.9 Mo)

Concrètement, le SST peut apporter son soutien, quel que soit le domaine scientifique concerné, par :

  • L’identification de partenaires dans l’autre pays et l’accompagnement dans les premières étapes du dialogue ;
  • L’organisation de manifestations scientifiques (séminaires, colloques) permettant de rapprocher les acteurs des deux pays ;
  • L’organisation de missions officielles dans les domaines couverts par le Service scientifique, que ce soit pour des parlementaires (membres de l’OPECST en particulier), des agences telles que l’ANR, ou des organismes de recherche, tels que l’INRIA en particulier, le CNRS ayant un bureau de représentation au Japon.

Organisation du service

Le service pour la science et la technologie, dirigé par le Conseiller scientifique, s’organise en deux pôles thématiques, NuMSI (Numérique, Matériaux et Sciences de l’ingénieur) et SEV (Santé, Vie, Environnement).

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Le pôle NuMSI - Numérique, Matériaux et Science de l’Ingénieur

Le pôle NuMSI s’intéresse à trois thématiques prioritaires pour la France et le Japon : les technologies du numérique, les matériaux et les sciences de l’ingénieur.

Technologies du numérique

Les technologies du numérique englobent les larges domaines que sont l’informatique, les télécommunications, l’électronique et la robotique, ainsi que les autres domaines qui y sont liés ou qui exploitent ces technologies. Le Japon dédie des moyens importants à la R&D dans les technologies du numérique, comme en témoignent de nombreuses initiatives gouvernementales pour la mise en place d’infrastructures matérielles et logicielles pour une future « société 5.0 », concept phare promu par le Conseil pour la Science, la Technologie et l’Innovation du Cabinet du Premier ministre japonais. Si la robotique est une thématique qui fait naturellement penser au Japon, il ne faut pas oublier les supercalculateurs, l’intelligence artificielle ou encore l’Internet des Objets et la cyber-sécurité.

Le secteur technologie du numérique du pôle NuMSI du SST entretient des liens étroits avec les grandes universités japonaises (Keio, Waseda, Université de Tokyo, de Nagoya, de Kyoto, d’Osaka, de Kyushu, du Tohoku, etc.), avec des grands instituts de recherche nationaux (AIST, NII, NICT), mais aussi avec des entreprises comme NTT, NEC, Sony, Panasonic, Toshiba, Sharp…ainsi qu’avec des sociétés françaises implantées au Japon.

Ces liens sont maintenus et développés par des événements de type workshop ou séminaire sur des sujets comme la cyber-sécurité (2015, 2017), le calcul haute performance (2014, 2017), la 5G (2016) ou encore l’intelligence artificielle (2016, 2017). Il s’agit d’occasions uniques pour les acteurs français et japonais de la recherche dans ces secteurs de se rencontrer, d’échanger et de développer des collaborations.

Matériaux

La recherche sur les matériaux est un secteur stratégique à l’échelle mondiale et le Japon a lui-même lancé de nombreux projets de collaboration dans ce domaine lui permettant de rester très compétitif et innovant. Avec la France, les compétences sont très proches et souvent complémentaires, plusieurs exemples de coopération de recherche se sont d’ailleurs montré particulièrement prolifiques ces dernières années.

Parmi les sujets les plus propices à de futures collaborations futures, on peut citer les matériaux issus de la biomasse en substitut des produits pétrochimiques, les matériaux pour l’énergie et l’amélioration du rendement énergétique, ceux pour l’imagerie médicale, la substitution et l’économie de métaux rares, les semi-conducteurs, les matériaux pour l’optique et la photonique ainsi que les nanomatériaux.

Dans ce contexte, les actions menées par le pôle NuMSI visent à promouvoir la collaboration scientifique et technique entre les partenaires français et japonais impliqués dans ces thématiques (comme par exemple l’INSERM, l’INRA, le CNRS ... pour le côté français ; le NIMS, le RIKEN, l’AIST, l’université de Tokyo, l’université de Kyoto... pour le côté japonais). Cela peut prendre notamment la forme d’organisation de missions d’étude et de séminaires bilatéraux sur des thématiques qui représentent des domaines d’excellence en France ou au Japon.

Le pôle SEV - Santé, Environnement et science de la Vie

Le pôle SEV s’intéresse à l’ensemble des activités scientifiques japonaises relatives aux sciences de la vie, de la santé, et de l’environnement.

Sciences de la Vie et Santé

Les sciences de la vie représentent un domaine d’innovation prioritaire pour le Japon, où elles ont été identifiées comme un vecteur de développement économique et surtout de transformation sociale. Le Japon est de tous les pays du monde celui dont le pourcentage de la population ayant plus de 65 ans est le plus élevé. Prolonger l’espérance de vie en bonne santé est donc pour le pays un sujet d’intérêt majeur.

Le développement de la médecine régénérative et des traitements personnalisés, la lutte contre les maladies émergentes ou ré émergentes et les maladies liées à l’âge ou au style de vie (Alzheimer, cancer...) fait l’objet d’investissements stratégiques des pouvoirs publics. La recherche sur les maladies infectieuses et en cancérologie est notamment un axe historique de la coopération franco-japonaise en sciences de la vie.

Océans

La coopération franco-japonaise en océanographie est une des collaborations scientifiques les plus anciennes et les plus structurées entre nos deux pays. Elle a débuté dès la fin des années 50 avec les premières plongées de l’ex-bathyscaphe français Archimède dans la fosse des Kouriles. Depuis 1975, le sous-comité mixte franco-japonais pour de développement des océans réunit des experts français et japonais tous les deux ans, alternativement en France et au Japon.

Les premiers thèmes de coopérations (aquaculture, plongée humaine, nodules polymétalliques) sont aujourd’hui élargis à l’observation des océans, les technologies marines et les infrastructures, les ressources biologiques, les écosystèmes des grands fonds et écosystèmes côtiers.

Le pôle SEV assure également une veille technologique et le suivi des grandes questions d’actualité liées au domaine, qui influencent souvent directement la vie et le bien-être des citoyens et pour lesquelles il est important de bien comprendre la situation japonaise : grands dossiers de santé publique, biodiversité, bioéthique, gestion des ressources marines, exploration des grands fonds, nanotechnologies...

dernière modification le 10/09/2021

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