Protéger la biodiversité : une ambition française, européenne et mondiale [ja]

Pour sauver la biodiversité, il faut agir à l’échelle européenne et mondiale. Mais cela commence tout de suite en France.

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Les experts scientifiques de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), ou « GIEC de la biodiversité », a publié le 6 mai 2019, un rapport de référence sur l’état de santé de la vie sur la planète. Ce rapport sera le fondement scientifique de la mobilisation et des négociations internationales au cours de l’année à venir, dans la perspective de de la COP « biodiversité » d’octobre 2020 en Chine, lors de laquelle un accord ambitieux doit pouvoir émerger, à l’instar de l’Accord de Paris sur le Climat de 2015.

Élaboré par 150 experts de 50 pays, s’appuyant sur près de 15 000 références, fruit de trois années de recherches, le rapport met en avant des réalités et des prévisions alarmantes : la dégradation des écosystèmes par les activités humaines pousse la planète vers une sixième extinction massive des espèces.

Nul ne peut accepter cette fatalité. Conscient des enjeux, l’écologie est déjà inscrite comme priorité de l’action du Président de la République. C’est pourquoi, en deux ans, la France a acté des positions et des ambitions fortes sur ce sujet :

  • la France est le seul pays au monde à avoir adopté une loi qui met fin à la production de pétrole et de gaz sur son sol pour sortir des énergies fossiles ;
  • C’est le seul pays européen à avoir dit non, au nom du climat, à l’ouverture d’un accord commercial avec un pays qui veut sortir de l’accord de Paris ;
  • C’est le seul pays européen qui veut sortir du glyphosate en trois ans ;
  • C’est le seul pays européen à s’être dotée d’une stratégie de lutte contre la déforestation importée ;
  • Enfin, la France est le premier pays du G7 à mettre dans la loi la fermeture des centrales à charbon.

La France a souhaité accueillir la 7ème session des experts scientifiques mondiaux sur la biodiversité, quelques années après la COP21, afin de réaffirmer sa volonté d’être à l’avant-garde de la mobilisation et de l’action internationale pour la protection du climat et de la biodiversité.

La France, seule, ne pourra pas venir contredire les prévisions de l’IPBES. Les enjeux de climat et de biodiversité concernent tous les États de notre planète, mais aussi les acteurs non-étatiques. C’est pour cela que le Président Emmanuel Macron mène un ensemble d’actions pour mobiliser tous les acteurs (gouvernements, ONG, entreprises, investisseurs et banques régionales, organisations internationales, etc.), comme récemment lors du One Planet Summit au Kenya.

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Au-delà des grands sommets, chaque rencontre diplomatique est une nouvelle occasion de porter la cause du climat. Ainsi, en mars, lors de la visite d’État en France du Président de la République populaire de Chine, des avancées ont été obtenues en matière climatique et de biodiversité.

La France agît, mais nous pouvons et nous devons aller plus loin encore collectivement.

Ainsi, sur la lutte pour la préservation de la biodiversité :

  • une mobilisation nationale sera menée,
  • une évaluation à un an du plan biodiversité présenté en juillet dernier sera conduite,
  • et un conseil de défense écologique consacré à la biodiversité sera tenu prochainement.

L’éducation et la recherche seront pleinement mobilisées : le service national universel permettra de sensibiliser tous les jeunes et de leur donner les bases de l’éco-citoyenneté.

Dans la bataille pour le climat et la biodiversité, “les jeunes sont nos premiers alliés.
 
Emmanuel Macron, déclaration presse du 6 mai 2019
« Le climat doit être au cœur du projet national et européen. Je veux qu’on puisse changer plus fortement de méthode pour répondre plus concrètement et de manière plus radicale aux attentes. »
 
Emmanuel Macron, conférence de presse du 25 avril 2019

Lors de cette rencontre avec la communauté scientifique mondiale sur la biodiversité ce jour, le Président de la République a confirmé sa détermination à porter son ambition au niveau européen. Des objectifs ambitieux ont déjà été annoncés :

  • Réduire de moitié l’utilisation de phytosanitaires d’ici 2025 pour protéger notre santé et notre environnement
  • Mieux rémunérer les agriculteurs qui s’engagent pour l’environnement, dans le cadre de la réforme de la politique agricole commune.

Les paiements pour services environnementaux feront l’objet d’une expérimentation en France dans les prochains mois, 150 millions d’euros y sont consacrés en 2019-2020 pour rémunérer les agriculteurs qui s’engagent dans plantation de haies, mettent en œuvre des mesures pour sauvegarder les abeilles, préserver des zones humides, passent au bio, réduisent l’utilisation de pesticides, etc.

  • Mettre fin à l’importation de produits agricoles issus de la déforestation d’ici 2030.

La dégradation des terres est un facteur majeur du changement climatique, c’est un constat du rapport de l’IPBES, la déforestation contribue à elle seule à environ 10% de toutes les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine.

Retrouvez la déclaration du Président de la République après sa rencontre avec la communauté scientifique mondiale sur la biodiversité :

« Sur le climat, il n’y a pas de plan B.
Car il n’y a pas de planète B.
 »
 
Emmanuel Macron, le 1er juin 2017

dernière modification le 07/05/2019

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