Remise de l’Ordre national du Mérite à M. Yoshiki Tsuji [ja]

M. Yoshiki Tsuji, président du groupe Tsujicho, reçu le 10 décembre 2018 les insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite des mains de M. Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon.

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M. Yoshiki Tsuji, président du groupe Tsujicho, et M. Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon
© Ambassade de France au Japon

Son père, Shizuo Tsuji était un journaliste tokyoïte, diplômé de littérature française quand il se découvrit une passion pour la gastronomie, française puis japonaise. Auteur du livre « La cuisine japonaise, un art simple », il ouvrit une école de cuisine à Osaka en 1960.

Yoshiki Tsuji naÎt 4 ans plus tard, il effectue une partie de sa scolarité à l’école primaire Gyosei, où il prend des cours de français. Après son parcours à l’international, il revient au Japon et il n’a pas 30 ans pour reprendre la direction de l’école de cuisine aussitôt après la disparition de son père.

En 60 ans, l’Institut culinaire Tsuji a formé plus de 140 000 chefs et pâtissiers, et est aujourd’hui une des plus grandes écoles culinaires au Japon et en France.

En France, le groupe Tsujicho a créé deux centres de formation, le Château de l’Éclair et le Château Escoffier, situés dans la banlieue lyonnaise. Les élèves y apprennent tous les savoirs faire culinaires, la boulangerie et la pâtisserie. Une centaine d’établissements français accueillent également les stagiaires qui complètent leur formation en exerçant très concrètement leurs talents et développent ainsi leur connaissance et leur amour des produits et de la gastronomie française, pour les diffuser ensuite dans le monde.

De nombreux anciens élèves, désormais chefs, en France comme au Japon et bientôt dans le monde entier portent les couleurs de l’école Tsuji dans les meilleurs restaurants étoilés.

Son intelligence libre, son sens de l’époque et son parcours cosmopolite lui ont permis de d’avoir un regard neuf sur la gastronomie mais aussi sur la pédagogie. Dans ce domaine de la pédagogie il a rompu avec les traditions japonaises et se rend accessible pour ses élèves, à l’écoute de leurs idées et prêt à s’en inspirer.

Il s’attache à cultiver chez eux, au-delà des apprentissages et de la parfaite technicité, la réflexion personnelle, la curiosité, l’imagination, la liberté, avec l’ambition qu’ils deviennent des artisans et plus encore des créateurs.

Ainsi, Yoshiki Tsuji a su réaliser la synthèse entre les gastronomies française et japonaise.

dernière modification le 27/12/2018

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