Remise du Mérite agricole à Mme Osawa et MM. Crouin, Koyama, Nakamura, Hattori et Mikuni [ja]

Six grandes personnalités du monde culinaire franco-japonais ont reçu le 10 novembre 2010, des mains de M. l’Ambassadeur, les insignes d’Officier dans l’Ordre du Mérite agricole.

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Six décorés encadrés par M. et Mme Philippe Faure, ambassadeur de France
Crédit photo : Ambassade de France au Japon

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Mme Harumi Osawa, secrétaire générale du Centre de gastronomie française

Depuis son premier contact avec la gastronomie française - qui a eu lieu, selon elle, au restaurant universitaire de l’Université Paul Valéry de Montpellier où elle était étudiante ! - Mme Osawa n’a cessé de contribué à la promotion de la gastronomie française.

Aujourd’hui, secrétaire générale du Centre de gastronomie française (French Food Culture Center - FFCC) - école de cuisine et centre de formation dont le 20ème anniversaire sera fêté cette année - elle a grandement œuvré pour la création de ce centre en collaboration avec la Chambre de Commerce de Paris et Tokyo Gas.
Mme Osawa a ainsi pu mettre en place des formations culinaires en France pour des professionnels japonais et également des cours donnés au Japon par de grands chefs ou de grands maîtres d’hôtels français et japonais. Au total, ce sont 20 000 personnes qui, au cours d’environ 300 sessions données par plus de 120 grands chefs, ont bénéficié de cette formation.

Près de 4 000 personnes ont également participé aux deux concours qu’elle organise chaque année avec le FFCC, visant à récompenser à la fois les métiers de cuisine mais aussi les métiers de la salle (Coupe des Maîtres de Service et concours des Maîtres Cuisiniers de France).

Mme Osawa assure également avec dynamisme ses fonctions de secrétaire générale de l’Association des membres de l’Ordre du Mérite agricole au Japon (MOMAJ), un lieu d’échanges important entre nos deux cultures culinaires.
 
 
 
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M. Jean-Charles Crouin, directeur de Sopexa Asie

Jean-Charles Crouin a, depuis son arrivée à Tokyo en 1998, contribué au renforcement de l’image de la France au Japon, en développant de manière significative l’action de la Sopexa Asie dans ce pays.

Par ses fonctions de directeur de la Sopexa, M. Crouin a notamment mis en œuvre, au moyen d’un important réseau de professionnels japonais, de nombreuses actions promotionnelles destinées à développer les échanges entre nos deux pays dans le domaine de la gastronomie et de l’agroalimentaire.

M. Crouin a été à l’origine de l’Association des Membres de l’Ordre du Mérite agricole au Japon (MOMAJ) aux côtés de MM. Shimamura et Fujii et de Mme Osawa, secrétaire générale de la MOMAJ, et continue d’animer cette association, il en est également le « Commissaire aux comptes ».

La MOMAJ compte à ce jour près de 80 membres. Elle mène de nombreuses actions en faveur de l’image de la culture alimentaire française au Japon. Ce sont, par exemple, les Chefs membres de cette association qui ont contribué grandement au succès de l’Apéritif à la française au Japon.

Sa promotion, en 2008, au poste de directeur pour la zone Asie, a marqué une nouvelle étape de la contribution de M. Crouin aux actions de Sopexa pour le Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche dans cette région.
 
 
 
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M. Hirohisa Koyama, grand chef cuisinier japonais

Reconnu au Japon comme l’un des plus grands chefs du pays, M. Koyama dirige plusieurs restaurants dans l’archipel. Il enseigne sa cuisine à l’école gastronomique professionnelle Heisei. Très médiatique, il propose une rubrique culinaire dans le grand quotidien Asahi Shimbun et a été responsable d’un programme régulier de la chaîne nationale de télévision NHK.

Sa passion pour la gastronomie est ancienne puisqu’il dit avoir réalisé son premier plat à l’âge de cinq ans ! Il a fait son apprentissage à Osaka et à Kyoto avant de reprendre et de développer de manière tout à fait extraordinaire le restaurant familial "Aoyagi" créé par son grand père sur l’île de Shikoku il y a près d’un siècle.

M. Koyama décrit sa cuisine en trois mots "simple, bonne et belle". Considéré au Japon tantôt comme un chef « classique », tantôt comme un novateur, il est un ardent défenseur de la tradition culinaire japonaise mais s’intéresse de très près à toutes les cuisines du monde et plus particulièrement à la haute gastronomie française.

M. Koyama est sans doute l’un de ceux qui ont le plus contribué à la diffusion de la cuisine japonaise en France. Depuis 20 ans, il organise des séminaires sur la cuisine japonaise à Paris. Il a été « conseiller en cuisine japonaise » du Ministère des Affaires Etrangères du Japon, et également le premier chef japonais à faire une démonstration de cuisine japonaise à des cuisiniers français au début des années 90, à l’Ecole Ferrandi.
 
 
 
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M. Katsuhiro Nakamura, grand chef de cuisine française

M. Nakamura a consacré toute sa carrière à la cuisine française : il a en particulier passé 14 ans en France, où il est arrivé à l’âge de 26 ans. Après un apprentissage dans différentes régions, il devient chef du restaurant « Le Bourdonnais » en 1979. Il est le premier chef japonais à recevoir une étoile du Guide Michelin.

Depuis son retour au Japon en 1984, outre ses fonctions de grand chef de cuisine à l’Hôtel Metropolitan Edmont, il donne des conférences visant à la formation des jeunes cuisiniers, participe à des jurys de concours de cuisine, assure la promotion de la culture gastronomique lors de dégustations, et mène des activités bénévoles autour du thème de la cuisine française.

Sa générosité est aussi grande que son talent culinaire : M. Nakamura participe chaque année au buffet de bienfaisance organisé depuis 2002 par Médecins du Monde, sans oublier son implication personnelle en faveur des victimes du grand tremblement de terre de Niigata en 2007.

Acteur majeur, depuis sa création, du French Food Culture Center (FFCC), il s’est impliqué de manière très importante dans la création et l’animation de l’« Académie du goût », un programme de promotion et d’animation sur la gastronomie française en direction des jeunes enfants organisé dans le cadre de la MOMAJ. Sa méthode pédagogique est basée sur l’enseignement de Jacques Puisais, qui est l’initiateur d’une méthode d’éveil sensoriel qui fait entrer le goût dans les écoles primaires françaises dès les années 1980.

M. Nakamura a également été chef de cuisine du sommet du G8 à Toyako en 2008.
 
 
 
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M. Yukio Hattori, directeur du Hattori Nutrition College

M. Hattori occupe une place particulière dans le paysage de la gastronomie et de l’alimentation au Japon, par l’étendue de ses activités, qui vont des questions de nutrition à la haute cuisine, en passant par les politiques publiques.

Docteur en médecine, il devient administrateur du « Hattori Nutrition College », où il enseigne avant de prendre la direction et enfin la présidence de cet établissement en 1981. Ce collège est dédié à la formation de spécialistes en nutrition, utilisant des préparations japonaises mais aussi chinoises et occidentales dans un enseignement pluridisciplinaire reposant sur de nombreuses démonstrations.
De nombreux chefs français ont pu venir au Japon pour effectuer des démonstrations dans le cadre de cet établissement. Grâce à cette première expérience, certains d’entre eux ont pu développer des relations avec des groupes hôteliers japonais.

M. Hattori est membre de nombreuses associations japonaises liées aux arts culinaires et à la diététique, ainsi que de plusieurs associations et confréries françaises représentatives de notre gastronomie, comme « l’Académie Culinaire de France » ou « le Club Prosper Montagné ».

M. Hattori est également un promoteur actif de l’éducation alimentaire, sujet de plus en plus présent dans les politiques publiques dans le monde entier. Il est conseiller auprès des autorités japonaises pour l’élaboration d’une politique publique dans ce domaine.
 
 
 
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M. Kiyomi Mikuni, grand chef de cuisine française

Après son apprentissage au Grand Hôtel de Sapporo, à l’Hôtel Impérial de Tokyo puis à l’Ambassade du Japon en Suisse dans les années 70, il devient l’élève de l’un des plus grands noms de la gastronomie mondiale, Fredy Girardet, ce qui lui ouvre ensuite les portes des établissements français les plus prestigieux. Il passe ainsi derrière les fourneaux des plus grands chefs français : Troisgros, Haeberlin et Chapel.

Revenu au Japon au milieu des années 80, il devient le chef d’un bistrot français, puis ouvre son propre établissement, l’Hôtel de Mikuni, l’un des fleurons de la gastronomie tokyoïte. Il a ainsi été l’un des tous premiers à importer la cuisine française au Japon. En faisant de son nom le symbole de la qualité et du bon goût à la française, il a fait découvrir aux gourmets japonais le meilleur des terroirs français, grâce aux 15 établissements estampillés Mikuni présents dans tout l’archipel.

Il ne s’est pas pour autant contenté d’importer la cuisine française, il l’a également épurée, stylisée, fusionnée en utilisant les ingrédients de sa province natale, Hokkaidô, dont il a été nommé officiellement « Ambassadeur gastronomique ». Inspiré par la peinture - car pour lui, « la cuisine, c’est un tableau sur une assiette » - il célèbre chaque jour le mariage des saveurs de nos deux pays. Ainsi, on trouve dans sa carte aussi bien des langoustines d’Odawara poêlées que de la soupe de truffes « façon Paul Bocuse » en hommage à l’un de ses maîtres.

M. Mikuni a su créer son propre style et révéler le meilleur de nos deux cultures : comme il aime à le dire, sa cuisine n’est « ni française, ni japonaise, mais franco-japonaise » et surtout pleine d’originalité.

dernière modification le 17/01/2019

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