Situation humanitaire en Syrie [ja]

La France condamne les bombardements qui ont visé le 29 janvier un hôpital géré par Médecins sans frontières ainsi qu’un marché dans la ville de Sarakeb et, le 30 janvier, le marché de la ville d’Ariha. Ces attaques ont coûté la vie à plusieurs victimes civiles et détruit l’hôpital de MSF. Comme celles qui visent quotidiennement la Ghouta orientale et le reste de la province d’Idlib, elles sont inacceptables.

Il est urgent que la Russie et l’Iran, garants du processus d’Astana et alliés du régime de Damas, prennent leurs dispositions pour que cessent les bombardements et que l’aide humanitaire parvienne de manière sûre, complète et sans entrave aux personnes qui en ont besoin.

En outre, la France rappelle sa préoccupation à l’égard de l’intervention turque à Afrin. Cette intervention, si elle peut être justifiée par les préoccupations de sécurité légitimes de la Turquie, ne doit pas venir aggraver la situation humanitaire des populations syriennes.

La France rappelle que les attaques ciblant délibérément les civils ainsi que les centres de santé et leur personnel constituent une violation grave du droit international humanitaire. La résolution 2286 du conseil de sécurité des Nations unies, dont nous avons activement soutenu l’adoption, exige la protection des installations et personnels médicaux dans les conflits. La France appelle à la concertation étroite entre alliés et partenaires pour remédier à cette situation.

La poursuite des hostilités sur le terrain impose de poursuivre les efforts en faveur d’une solution politique durable, négociée sous l’égide des Nations unies et conforme à la résolution 2254 du Conseil de sécurité.

dernière modification le 02/02/2018

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